_______________LE ROMAN "TA MORT SERA MON CHEF D'OEUVRE"
PROLOGUE
Le
roman de Marie-Noël Paschal s’ouvre
comme ces mots de Baudelaire : « Là,
tout n’est qu’ordre et beauté,
luxe, calme et volupté ». Un couple d’artistes vit, crée,
rêve dans une bastide en Haute Provence.
En plein cœur de l’été
on se lève tôt, vers neuf heures
on tire les volets. Il y a une terrasse protégée
par des cannisses, une nappe jaune, du café.
Ce couple semble heureux. Qui ne le serait pas
? Dans les vastes pièces fraîches il y a la voix de la Callas,
de beaux meubles, des photophores en verre de
Biot, un piano. On pourrait être dans un
roman de Rezvani, quelque part sous les châtaigniers
des Maures dans les années soixante. Pourtant un enfant de six ans a disparu sur un parking huit ans plus tôt. Un garçonnet
de type indien asiatique plutôt timide,
les yeux noirs. Noir comme cet oiseau qui plane
depuis au-dessus de la bastide. Ces deux artistes
qui semblent heureux sont ses parents adoptifs.
Un jour d’été, brutalement,
cet enfant réapparaît. Il a quatorze
ans. L’adolescent ne se souvient de rien.
Le roman de Marie-Noël Paschal est d’abord
une réflexion sur la création artistique...
REMERCIEMENTS
:
A
Régis mon mari et mon amour, à Jérôme,
Julie et Benjamin, mes enfants chéris, qui
m’ont soutenue et ont cru en moi,
A Arthur Brac de la Perrière, Corinne Archambeaud,
Lisette et Michaël Serfaty, Michel Chaumont,
Anne Lovreglio, Nicolas Paschal, Xavier Dehaeze,
qui ont eu la gentillesse de lire mon manuscrit
et de m’éclairer de leurs conseils,
A René Frégni qui m’a encouragée
et m’a fait l’amitié d’écrire
une préface,
A Dominique Zamparini et Sylvain Pimentel, mes éditeurs,
qui m’ont énormément aidée
à améliorer, j’espère,
ce premier roman.
Maxime
Balland, artiste sculpteur d’avant-garde.
Il est considéré par les critiques comme
un des plus brillants de sa génération.
Vit en Haute Provence, aux Mourrons avec Bénédicte.
Divorcé, remarié, père de deux
filles. A adopté en 1991 un enfant birman, Baptiste.
Bénédicte
Le Thor, sa compagne, sculpteur expressionniste.
Elle a 37 ans en 2005. Elle conduit une Kangoo.
Ariane,
née en 1985, jeune fille passionnée d’opéra
et de la Callas en particulier. Douée d’une
jolie voix.
Julie,
née en 1987, d’une nature vive et espiègle.
Elle a 4 ans quand Baptiste est adopté, en 1991.
A son retour, en 2005, elle a 18 ans.
Baptiste,
enfant birman adopté par Maxime et Bénédicte
en 1991, perdu le mercredi 19 novembre 1997, revenu
en 2005, en juin.
Nicole,
1ère épouse de Maxime, mère d'Ariane
et Julie.
Jean-Pierre
dit Pierrot, venu de Picardie. Artiste raté,
archéologue amateur et numismate.
Jean-François
Isnard, correspondant de La Provence. Il avait
13 ans au moment de la disparition de Baptiste en 1997,
il est donc né en 1984. Il a 21 ans en 2005.